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2021

25 mars 2021 : France 3

Metz Film Festival de la transition écologique

Le troisième festival de la transition écologique à Metz avait été annulé en Novembre dernier à cause de la crise sanitaire. L’Institut Européen d’Ecologie a souhaité organiser une séance de rattrapage le we prochain. A l’affiche 12 films en compétition et des débats pour parler protection de la nature, des séances gratuites à voir en ligne sur imagotv.fr

Source : France 3

24 mars 2021 : RCF Radio

Le “Metz Film Festival de la transition écologique” : à suivre en ligne

Présentée par Sébastien Souici

Le "Metz Film Festival de la transition écologique" : à suivre en ligne

​Troisième édition pour le festival messin de la transition écologique, qui se rêve en “Cannes de l’écologie”.

Si le festival n’a pu se maintenir dans des conditions normales, cette édition se veut ambitieuse, avec une belle programmation, le haut patronnage de la ministre de l’écologie, la présidence de Dominique HENNEQUIN, et le partenariat de la plateforme ImagoTV.
A suivre dès vendredi 26 mars et pendant tout le week-end https://www.imagotv.fr/

Source : RCF Radio

19 mars 2021 : l'Ami Hebdo

Le Festival messin de la Transition Ecologique change de format et se visionne sur une plateforme gratuite d’accès. Au programme, 12 films en compétition puis des sessions de débats. 

« En ligne, ce n’est pas idéal. C’est exceptionnel. Pour moi, la prochaine édition sera en salle ! » s’exclame presque la directrice de l’Institut Européen d’Ecologie, Marie-Anne Isler-Béguin. La période n’a pas été de tout repos pour le cinéma français et international, mais malgré tout, l’Institut peut enfin organiser le Metz Film Festival, du 26 au 28 mars 2021. L’évènement voit quelques différences qui pourraient augmenter le nombre de participants : « Le festival est normalement gratuit pour les moins de 26 ans, là il l’est pour tous. » Il suffit de se rendre sur la plateforme web ImagoTV et de se connecter pour accéder à l’ensemble des projections live. Les films seront diffusés sur trois jours, durée du festival. Si un format d’une semaine n’aura pas lieu pour l’édition tardive de 2020, les organisateurs entendent bien se rattraper d’ici la quatrième édition du 15 novembre 2021, si la situation sanitaire le permet. Les masterclass auprès d’étudiants français et étrangers reprendront, ainsi que les visionnages cinématographiques auprès de publics empêchés : prisonniers, personnes sans moyens suffisants…

En attendant le retour de ces activités, la troisième édition 2020 propose malgré tout un débat de minimum 30 minutes après chaque film.

« Il n’y a pas de logique moralisatrice à donner, mais poser des questions » explique Charles Fleurentin, responsable du comité de sélections des filmographies.

« L’agriculture et l’agroécologie sont la thématique centrale de cette édition » assure-t-il. 15 films ont été retenus, dont douze en compétition : trois courts métrages, quatre moyens métrages et cinq longs métrages. Le programme détaillé est déjà disponible sur le site du festival en attendant son commencement. On note évidemment l’ouverture internationale. Aux six films français, s’accompagnent des courts, moyens et long-métrages d’Allemagne, d’Espagne ou encore d’Afrique.

L’ouverture vendredi 26 mars met tout de suite le ton : plongée dans la course au développement en retraçant la dégradation de la planète depuis la révolution industrielle, un long métrage hors compétition réalisé par Jean Robert Viallet. La soirée de remise de prix aura lieu dimanche 28 mars au soir. Le prix du festival sera remis par le comité de jury, à défaut de pouvoir déplacer d’autres personnalités en situation de COVID-19. Deux autres prix sont en lice : Noe-Noah, et le prix du public. Le vote est ouvert dès à présent sur le site du festival.

Les éditions précédentes étaient remplies de « belles surprises » , affirme avec nostalgie le président du festival, Dominique Hennequin. Il entend « honorer les réalisateurs et producteurs » de l’évènement en maintenant l’évènement, même si ces conditions d’organisations restent légèrement amères. Le point positif à retirer au bout de trois éditions contemporaines ? Une évolution remarquée dans le traitement des documentaires, qui ne se contentent plus de l’image, mais posent des questions en aval et en amont. C’est que l’intérêt pour l’écologie pointe le bout de son nez, même s’il a fallu du temps : « J’ai fait de l’écologie pendant 50 ans, et on en parle seulement maintenant », soulève la présidente de l’Institut Européen d’Ecologie.

Les convaincus et curieux pourront donc se donner rendez-vous les 26, 27 et 28 mars sur ImagoTV en attendant novembre 2021.

Camille AUBOURG

Source : Ami-Hebdo

18 mars 2021 : Le Républicain Lorrain

Le Metz Film Festival en ligne du 26 au 28 mars

La 3e  édition du festival de la transition écologique, initialement prévue à l’automne dernier au Klub, se déroulera finalement du 26 au 28 mars, exclusivement en ligne, via la plateforme ImagoTV. Douze films sont en compétition.

La 3e  édition du festival de la transition écologique, initialement prévue à l’automne dernier au Klub, se déroulera finalement du 26 au 28 mars, exclusivement en ligne, via la plateforme ImagoTV. « Nous ne voulions pas briser la dynamique lancée par les deux premières éditions », résume Charles Fleurentin, responsable du comité de sélection.

Les organisateurs ont passé un accord avec la plate-forme de streaming ImagoTV , dont les contenus sont dédiés à la transition écologique. Concrètement, un programme de diffusion a été établi pour les trois jours du festival. Chacun pourra se connecter gratuitement à la plate-forme et ainsi visionner les films. Chaque retransmission sera suivie d’un débat en visioconférence, autour de grands témoins invités par les organisateurs.

Soixante films ont été visionnés par le comité de sélection qui en a retenu quinze. Parmi ceux-ci, douze sont en compétition. Il y a des longs-métrages, des moyens-métrages, des films documentaires, issus de plusieurs pays. Le réalisateur Dominique Hennequin établira le palmarès de cette troisième édition. Mais le public sera également invité à voter pour attribuer le prix du jury.

La cérémonie d’ouverture du festival se déroulera le 26 mars à partir de 19 h 30, avec la diffusion du film hors compétition « L’homme a mangé la Terre » , avec la participation du réalisateur.

17 mars 2021 : Tout-Metz

Metz Film Festival de la transition écologique 2021

Metz Film Festival De La Transition Ecologique – Troisième édition, du 26 au 28 mars 2021. Au programme des films de tous genres, dédiés à la transition écologique et aux relations entre les sociétés humaines et la nature. Courts, longs, fictions, documentaires, et plus encore ! Le Metz Film Festival De La Transition Ecologique est organisé par l’Institut Européen d’Écologie.

Prévu à l’origine au cinéma Le Klub à Metz, l’édition 2021 du Film Festival de la transition écologique aura lieu en ligne. Les films seront à voir sur Imago.tv (cliquez pour accéder).

Source : Tout-Metz

01 mars 2021 : Le Républicain Lorrain

Invité de l’Institut européen d’Ecologie, Brice Lalonde va répondre aux questions des internautes

La dernière fois qu’il était passé à Metz, c’était en 2013, à l’invitation de Jean-Marie Pelt , pour les conférences des Récollets. Ce mercredi, Brice Lalonde répondra durant une heure aux questions des internautes, en live, depuis l’Institut européen d’écologie.

Quel souvenir gardez-vous de Jean-Marie Pelt ?

Brice LALONDE  : « Un souvenir ému, de sa bienveillance, de son talent à transmettre son savoir. C‘était un amoureux de la nature et des plantes, mais aussi un pionnier. Il avait une grande curiosité pour l’agronomie, pour les pratiques de la médecine traditionnelle. Il incarnait une écologie humaniste, souriante. C’était un sage, en somme. Je me souviens des premières réunions du mouvement écologiste naissant à l’Institut, dans les années 70. J’ajoute que nous avions un ami commun en la personne de Jean-Marie Rausch, mon collègue au gouvernement Rocard. »

Beaucoup, parmi les 150 citoyens de la convention pour le climat, reprochent au gouvernement le manque d’ambition de son projet de loi. Qu’en pensez-vous ?

« Les projets sont critiqués par les associations écologistes. C‘est leur rôle et, de fait, il y a des maladresses, des erreurs dans l’action du gouvernement et de l’Europe. Nous manquons d’écologistes de gouvernement. Cependant, il n’est pas de loi qui ne tienne compte de la protection du climat ou de la nature. Je me méfie donc des surenchères de papier, des objectifs ronflants qui se révèlent impossibles à mettre en œuvre et qui désespèrent ensuite ceux qui ont cru aux slogans et aux promesses. Ce qui compte, c’est la cohérence, la détermination, la persévérance et le renforcement constant de l’action. »

Fessenheim a fermé, mais les centrales âgées de 40 ans sont prolongées de dix ans. Vous le soutenez ?

« Mettons-nous d‘accord sur l’objectif : pour réduire le changement climatique, nous devons sortir aussi vite que possible du charbon, du pétrole, du gaz naturel. C’est quand ils brûlent que les gaz nocifs s’échappent dans l’atmosphère. Dès lors, les techniques qui ne les utilisent pas sont les bienvenues, même si on leur trouve des défauts par ailleurs. C’est pourquoi les centrales nucléaires sont actuellement indispensables. À coup sûr les voitures seront bientôt électriques. Les lois devront permettre l’installation de bornes de recharge intelligentes et l’Europe devra apprendre à produire et recycler les batteries. Clairement, l’électricité va devenir l’un des outils majeurs de la transition. C’est le cas en France, moins en Allemagne et en Pologne, dépendantes du charbon. »

Brice Lalonde, en direct sur le Facebook de l’Institut européen de l’écologie, mercredi 3 mars, de 18h30 à 19h30.

Source : Républicain Lorrain

15 février 2021 : France 3

Source : France 3

L’avant JT – France 3

2020

14 novembre 2020 : Le Républicain Lorrain

Source : Républicain Lorrain

Le Festival du film écolo s’offre trois visioconférences avant son retour

Le Metz film festival n’aura pas lieu le week-end prochain mais fin mars. D’ici là, l’équipe de l’Institut européen d’écologie propose trois soirées en visioconférence, les 18, 19 et 20 novembre. Trois rendez-vous avec des youtubeurs, des amateurs de vin bio et des jeunes réalisateurs.

Il ne s’appelle plus le CinémaTerre , comme pour la deuxième édition, ni le festival MaPlanète , comme pour la première. Le Metz film festival de la transition écologique (plus localisé, sans les risques de copyright) est de retour. Enfin, sous une version allégée.

Il était calé du 17 novembre au 22, avec la même formule que l’an dernier, la même idée : promouvoir des docs capables d’apporter un regard sur la transition écologique, ou de valoriser des solutions. Mais le virus est passé par là. Le festival est reporté fin mars prochain. Avant la 4e édition à l’automne, pour accompagner le cinquantenaire de son organisateur : l’Institut européen d’écologie.

Trois soirées cette semaine

D’ici là, trois soirées sont calées cette semaine, via des visioconférences sur Facebook. Cela commence dès mercredi 18, avec le retour des Youtubeurs (L’Ami des lobbies, Le biais vert, Stéphane Carassou, Léa Bello). Le lendemain, jeudi 19, pas question de déroger à la tradition du beaujolais. Mais là, ce sera via le net, avec une soirée Biojolais, autour de la vigne bio , et du film Wine calling, de Bruno Sauvard. Et vendredi, ce sera la soirée Projet Youth4Planet 2020, marquée par la diffusion de films de jeunes réalisateurs.

Tout savoir : metzfilmfestival.fr

28 octobre 2020 : La Semaine

Source : La Semaine

Le festival du film écolo à Metz aura-t-il lieu ?

Le Metz Film Festival de la transition écologique doit se tenir au cinéma Klub, de Metz, du 18 au 22 novembre.

Propulsé par l’Institut européen d’écologie, qui fut créé par Jean-Marie Pelt au début des années 1970, l’événement fait la promotion de la transition écologique par la diffusion de films qui portent tous, bien entendu, sur une thématique environnementale. Pourra-t-il bien se tenir au cours du mois de novembre, alors que le gouvernement serre la vis sur les mesures sanitaires ? « Si le Klub reste ouvert, on maintient, a répondu la présidente de l’institut, Marie-Anne Isler-Béguin, lors de la conférence de presse de présentation, ce mercredi. S’il doit fermer, alors on reportera le festival à mars ou avril 2021. Il n’aura pas lieu en ligne, mais nous organiserons une séance avec les youtubers invités et négocierons avec distributeurs et réalisateurs pour mettre quelques films à disposition sur notre site. »

Qu’il se tienne en 2020 ou en 2021, le festival proposera trois courts-métrages, quatre moyens et onze longs-métrages. Des prix seront remis lors de la cérémonie de clôture.

18 septembre 2020 : RCJ Jérico

Source : RCJ Jérico

Fête de l’écologie : focus sur les « Bains » de forêts solidaires !

Emmanuelle Thietard présente « prenons soin de nos soignants naturellement » pour l’association espace sylvothérapie en offrant des bains de foret aux soigants

29 août 2020 : La Semaine

Source : La Semaine

Et maintenant je fais quoi ? Marie-Anne Isler-Béguin : « Je me sens toujours engagée politiquement pour l’écologie »

Marie-Anne Isler-Béguin tourne la page de la mairie et de la Métropole. Militante un jour militante toujours, celle qui fonda les Verts en Lorraine avant de s’en détacher compte désormais se consacrer à la renaissance de l’Institut Européen d’Écologie aux Récollets et au festival CinéMaTerre.

Les municipales, Marie-Anne Isler-Béguin n’a pas eu envie d’y aller. Pas cette fois. Et puis, « personne ne m’a sollicitée », marmonne l’élue écologiste convaincue in extremis en 2014 par Dominique Gros. L’écologie pourtant, la mère de toutes ses batailles, a figuré au cœur de la campagne. Une façade souvent. Du « greenwashing » comme on dit. Malgré l’investiture d’EELV, « Xavier Bouvet n’a jamais représenté l’écologie pour moi », confie l’ancienne élue. Pas plus que François Grosdidier, qui n’a pourtant jamais manqué une occasion de citer Jean-Marie Pelt, mentor et ami.

« Des disciples, Pelt en a eu beaucoup », ironise Marie-Anne Isler-Béguin qui a elle aussi fait partie du cercle formé dans les années 70 aux Récollets par le botaniste avec Roger Klaine, pour théoriser une écologie urbaine et moderne. La fondation des Verts en Lorraine la propulse sur les bancs du Parlement européen. « La situation est tellement critique qu’on ne veut plus la voir. Ça n’est pas nouveau. Nous le disions déjà il y a trente ans. À l’époque, nous étions des ayatollahs verts. Nous le réentendons aujourd’hui », déplore-t-elle. « Nous ne pouvons plus faire comme avant. »
Ce message d’alarme sur le climat, Marie-Anne Isler-Béguin l’a répété, martelé, mille fois. À la ville, puis à la Métropole, malgré le stoïcisme des uns et des autres. Là, elle prend la vice-présidence aux transports. Mettis, mobilités douces, plan vélo… L’élue lance pas mal de coups d’épée dans l’eau. « Faute de moyens et de volonté collective d’aller plus loin, les actes ont rarement été à la hauteur de mes ambitions personnelles », admet-elle.
« Il a fallu une pandémie » pour donner aux gens l’appétit du deux-roues et créer des pistes cyclables… provisoires. « Aujourd’hui, on en retire. Rien n’a changé sous les tropiques », regrette l’écologiste. Ou comment passer la seconde pour mieux rétrograder. « Je regrette que Metz ne soit pas devenue une ville écologiste, comme Lyon, Strasbourg ou Bordeaux », poursuit Marie-Anne Isler-Béguin qui entame aujourd’hui une autre vie, « une de plus ».
Elle va continuer à organiser le festival du film CinéMaTerre, les ciné-mardis de retour dès le 15 septembre et préside toujours l’Institut Européen d’Écologie, moribond depuis la disparition de son fondateur en 2015. Brunchs écolos, Facebook live, partenariat avec l’Université… La relance s’organise avec les moyens du bord, limités. « Notre porte est toujours ouverte, nous informons les visiteurs comme on le peut », à défaut d’un vrai point d’information. Les Récollets surtout doivent être rénovés. François Grosdidier veut attaquer le chantier, coûteux et complexe. Marie-Anne Isler-Béguin n’attend pas grand-chose de la nouvelle municipalité, « sauf un soutien, comme toutes les associations ».

05 août 2020 : Tout-Metz

Source : Tout-Metz

Et maintenant je fais quoi ? Marie-

Cinéma plein air à Metz : jeudi, c’est “Le géant de fer”

Ce jeudi 6 août 2020, le film de Brad Bird, un chef d’oeuvre du cinéma d’animation sorti en 2009 sera projeté en plein air. “Le géant de fer” est proposé sur les berges du plan d’eau à Metz. La séance débute à 21h30. Il n’y aura pas assez de bancs pour tout le monde. Aussi, chacun est libre de ramener sa couverture ou sa chaise pour s’installer. Cinéma plein air le 6 août – Plan d’eau “Le géant de fer“ de Brad Bird, 2009 Animation, Action, Aventure, Science fiction Tous publics à partir de 3 ans

Synopsis : Quelque chose de gigantesque se profile à l’horizon. Hogarth Hugues vient tout juste de sauver un énorme robot tombé du ciel. Le jeune Hogarth a désormais un très grand ami et un problème encore plus grand : Comment garder secrète l’existence d’un géant de 15m, mangeur d’acier (avec un penchant pour les voitures de la décharge qui sont délicieuses) ? Cette mission se complique encore plus lorsqu’un agent du gouvernement un peu trop curieux arrive en ville pour chasser « l’envahisseur alien » et que les forces terrestres, maritimes et aériennes des militaires américains sont envoyées pour démolir le géant. Résultat : une incroyable aventure faite de métal, de magie, mais surtout pleine de cœur. Un événement proposé par La ligue de l’enseignement / Fédération des Œuvres Laïques de la Moselle, et la Ville de Metz. En préambule de la projection, l’Institut européen d’écologie présente le film Youth4planet réalisé par les écoles messines à l’occasion du festival Cinematerre en 2019. Avec le soutien du projet européen NOE-NOAH.

30 avril 2020 : Marianne

Source : Marianne

Après la crise du coronavirus, le monde de demain ne sera pas le même : rendons le soutenable, équitable et résilient

Plusieurs élus politiques et personnalités issues du monde de l’entreprise appellent à un nouveau projet politique pour l’après-crise, qui s’appuierait sur le progrès social, l’écologie et la décentralisation.

La crise du Covid-19 renforce notre volonté d’initier une véritable transition vers un modèle de société réellement capable de répondre aux enjeux environnementaux, économiques et sociaux de notre époque.

UN GRAND DÉFI

Cette crise sanitaire, dramatique par bien des aspects, nous oblige à payer de lourds tribus, humains d’abord, mais aussi économiques avec de profondes répercussions sur l’emploi, l’éducation, la culture, les libertés individuelles, le tourisme, les services, etc. Malgré tout, elle représente une occasion unique, un défi à ne surtout pas manquer, pour nous réinventer, penser et anticiper ensemble le monde d’après. Ce défi c’est celui d’une transition globale, politique, économique, sociale et écologique.

Miser sur le progrès environnemental et social, sur le développement durable qui en est le penchant, c’est donner l’opportunité à nos concitoyens de se réunir autour d’un projet de société vertueux et audacieux.

Notre faculté à mobiliser si vite tant de ressources et tant de volonté, comme en temps de “guerre”, pour lutter contre le coronavirus, nous prouve qu’il est possible d’en faire de même afin de prévoir, et peut-être de résoudre, les graves crises qui s’annoncent (sanitaires, environnementales, climatiques, sociales, migratoires, etc). Nous disposons actuellement de toutes les ressources, humaines et techniques, de toutes les connaissances, scientifiques et empiriques, nécessaires au déploiement d’une écologie positive et humaniste, synonyme de progrès social, de respect de notre environnement et de sobriété dans nos modes de consommation. Dans une logique d’adaptation et de mitigation, inspirons-nous de l’approche développée par Jean-Marie Pelt et Roger Klaine, fondateurs de l’écologie urbaine et de l’Institut Européen d’Écologie. Engageons dès maintenant nos territoires vers une transition écologique motivée par la vision d’une société organique, pensée comme un écosystème vivant, dynamique, harmonieux et interconnecté. Miser sur le progrès environnemental et social, sur le développement durable qui en est le penchant, c’est donner l’opportunité à nos concitoyens de se réunir autour d’un projet de société vertueux et audacieux.

Dotons nos régions de pouvoirs renforcés, en matière d’éducation, de culture, de transport, d’environnement mais aussi d’aménagement du territoire, de politique sociale, de réglementation des pratiques agricole

Sur le plan politique, il nous paraît indispensable de libérer notre capacité d’agir en misant sur les énergies de nos élus, entreprises, associations, citoyens et sur les ressources locales de chacun de nos territoires. Leur engagement est crucial, comme le montre le développement et la réussite des territoires à énergie positive ou les initiatives de nombreuses villes pour le climat ou dans la lutte contre les inégalités. Favoriser l’action de proximité et mobiliser les ressources locales ne pourra toutefois se faire qu’en initiant, par un nouvel élan politique, un Acte 3 de la décentralisation. Cela devra passer par un renforcement du rôle des corps intermédiaires, à des échelles diverses (départementales, régionales), pour qu’ils représentent et fassent entendre plus que jamais la voix des territoires. Afin d’innover, d’agir au plus près du terrain et de multiplier les coopérations inédites entre les acteurs – en adéquation avec le cap et la stratégie qui seront fixés par le gouvernement et la Représentation nationale –, inspirons-nous d’exemples qui fonctionnent, comme celui de l’Allemagne ou de la région Grand Est. Dotons nos régions de pouvoirs renforcés, en matière d’éducation, de culture, de transport, d’environnement mais aussi d’aménagement du territoire, de politique sociale, de réglementation des pratiques agricoles. Face à la crise de représentativité que nous vivons depuis plusieurs années, donnons à tous ceux qui le peuvent la possibilité et la responsabilité d’agir concrètement, à leur échelle.

PROGRÈS SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL

Néanmoins, accroître le rôle et le pouvoir de nos territoires c’est aussi les faire tendre vers un développement harmonieux, leur offrir un cadre propice à leur non-concurrence. Ce cadre, c’est celui d’un accès égal aux ressources (qu’elles soient matérielles ou immatérielles) pour l’ensemble de la population, d’une répartition tout aussi égalitaire des charges et des richesses, d’une redéfinition du rôle des services publics pour les rendre plus en phase avec les attentes de la société civile. Cette redéfinition de notre rapport à l’espace, aux ressources et à leurs usages – que le contexte actuel ne fait qu’amplifier – nous impose de réfléchir à la manière de libérer l’activité de la société civile. Les intelligences et les initiatives y bouillonnent. Offrons au plus grand nombre le temps et les opportunités de les mettre à profit du bien commun, en stimulant et en soutenant l’innovation, en développant les circuits courts, en relançant sérieusement le débat sur le revenu de base, en favorisant le bénévolat et les solidarités.

L’autre “projet de la concorde” que souhaite construire le Président pourrait être celui d’une nouvelle prospérité, fondée sur le progrès social et environnemental, sur une économie responsable et décarbonnée, libérée des seuls objectifs de croissance. Ne pensons plus notre doctrine en fonction de l’urgence ou de la pénurie mais tâchons de planifier à long terme, pour redevenir souverain sur nos équipements, nos productions, nos approvisionnements de première nécessité. Privilégier la production alimentaire, à l’échelle locale, permettrait à la fois de densifier des réseaux d’approvisionnement et de distribution sobres et efficaces, mais aussi de créer de l’emploi tout en nous assurant l’accès à des produits de qualité et un meilleur contrôle de leurs modes de fabrication, toujours plus respectueux de l’environnement. Ré-industrialiser la France et ses territoires, en fonction de leurs ressources spécifiques, dans le domaine textile par exemple, doit être l’un des fers de lance de ce renouveau économique. Intensifier les relations diplomatiques et la politique de coopération économique avec les pays de la rive Sud et Est de la Méditerranée, nous permettrait de construire une stratégie collective de souveraineté économique tout en renouant avec une vision élargie et ouverte de l’Europe.

Soyons à la hauteur de cette situation historique et bâtissons, collectivement, un nouveau projet national, plus juste, plus résilient et au service du bien commun.

La prospérité économique, celle que nous avons connue durant plusieurs décennies, n’est plus gage de progrès social. Pire, elle devient créatrice d’inégalités si elle n’est pas guidée par des principes et des valeurs de justice, de progrès, de durabilité, mais aussi – comme c’est le cas pour la crise sanitaire que nous vivons – lorsqu’elle entraîne par ricochet l’apparition et le développement de nouvelles maladies. Il convient donc de rechercher les modes d’actions qui permettent non seulement de préserver l’environnement et les écosystèmes vivants qui l’habitent, mais également de le rendre plus sûr pour l’ensemble des humains, quelle que soit leur sexe, leur âge, leurs origines ethniques ou sociales. Soyons à la hauteur de cette situation historique et bâtissons, collectivement, un nouveau projet national, plus juste, plus résilient et au service du bien commun.

Signataires :

Christophe MADROLLE, Secrétaire général UDE, Élu de Marseille

Julien VICK, Administrateur de l’Institut Européen d’Ecologie, Metz

Anne-Sophie CONDEMINE, Adjointe au maire de Lyon, Conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes

Mathieu CUIP, Délégué général de l’UDE

Jacqueline FERRARI, Conseillère régional Bourgogne-Franche-Comté

Antonio DUARTE, Chef d’entreprise, Paris

Cécile MUSCHOTTI, Députée du Var, Toulon

Bruno FUCHS, Député du Haut-Rhin, Mulhouse

Claire PITOLLAT, Députée des Bouches-du-Rhône, Marseille

André GATTOLIN, Sénateur des Hauts-de-Seine

Emmanuelle BOUCHAUD, Conseillère régionale Pays de la Loire, Nantes

Marien LOVICHI, Conseiller municipal MODEM, Dijon

Leila AICHI, Avocate, ancienne Sénatrice, membre du CESER Ile-de-France

Pierre YANA, Conseiller municipal UDE, Dunkerque

Julien RICHARD, Entrepreneur, Hauts-de-Seine

Sophie GOY, Chef d’entreprise développement durable, Marseille

Christian AMIRATY, Maire de Gignac La Nerthe (Bouches du Rhône)

Rémi DOS SANTOS, Responsable associatif, Lille

Yoann PIMENTEL, Adjoint au Maire Savigny-en- Revermont (Saône-et-Loire)

Hugues GIRARD, Journaliste, Élu d’Avignon

Marie-Agnès STRAZEL, Responsable syndicale, Paris

Dominique LEMOINE, Conseiller départemental, Tours

Nathalie AUDIN, Responsable associative et syndicale, Alpes-Maritimes

Stéphane LAGARDE, Adjoint au maire Les Houches (Haute-Savoie)

Antoine-Tristan MOCILNIKAR, Titulaire d’un doctorat en mathématiques appliquées

Olivier DE VELLIS, Adhérent UDE, Hauts-de-Seine

Valérie JOLY, Adhérente UDE, Hauts-de-Seine

Farid BEN MALEK, Adhérent UDE, Hauts-de-Seine

Marc DESRAMAUT, Adhérent UDE, Arras

Chaden DIYAB, Experte Environnement

Jean-Claude FONTANIVE, Président de Nextsee

17 avril 2020 : Radio Campus

Source : Radio Campus Lorraine

INSTITUT EUROPÉEN D’ECOLOGIE : UN SERVICE CIVIQUE DANS L’AIR DU TEMPS !

Nous allons aujourd’hui à la rencontre de Hannane Djafri-Hundsinger, étudiante en 3ème année de LEA et chargée de développement à l’Institut Européen d’Ecologie (IEE). Elle nous parle des actions menées par l’Institut et de son engagement sans faille dans la cause environnementale.

LES 50 ANS DE L’INSTITUT…

L’Institut Européen d’Ecologie a été fondé en 1971 par Jean-Marie Pelt, homme politique, écologue, pharmacien et botaniste Messin. L’association est actuellement présidée par Marie-Anne Isler-Béguin, ancienne tête de liste des Verts et député européenne; et installée dans le cloître des Récollets. L’objectif de l’IEE est de « de promouvoir et de développer toute initiative visant à l’amélioration de la qualité de vie, de l’environnement et des rapports entre les hommes, les sociétés et la nature. »

UN DEVOIR DE SENSIBILISATION….

D’après « servicecivique.gouv », le service civique s’adresse aux jeunes entre 16 ans et 25 ans, et permet de s’engager, sans conditions de diplôme, « dans une mission d’intérêt général au sein d’une association, d’un établissement public ou d’une collectivité, en France comme à l’étranger et dans 9 domaines d’action : solidarité, environnement, sport, culture, éducation, santé, intervention d’urgence, mémoire et citoyenneté, aide humanitaire ».

Après 2 années en CPGE au lycée Georges de la Tour, Hannane décide de s’engager vers des études de langues et interprétation LEA à l’Université de Lorraine. Son engagement sans faille pour la cause environnementale et son désir de sensibilisation auprès de la jeunesse étudiante messine, l’a poussé vers le poste de chargé de développement au sein de l’IEE.

En cours nous avions parlé des grandes catastrophes naturelles et à ce moment j’ai pris conscience de quelque chose dont j’ignorais l’ampleur : l’urgence climatique. J’ai donc décidé de me tourner vers ce service civique en particulier dans une optique de sensibilisation du grand public. – Hannane Djafri-Hundsinger –

DES ACTIONS INTERNATIONALLES….

Des champs d’actions précis et relayés par les membres de l’institut Européen d’Ecologie (IEE) : « la promotion d’une écologie humaniste, la réalisation d’études de recherche, un service de conseils auprès d’organismes privés et publics et la sensibilisation auprès des jeunes des thèmes liés à l’écologie et l’environnement ». De nombreux projets sont en cours de réalisation tels que la participation au G7, la prévention et la réalisation de vidéos par enfants en école primaire, le projet international Youth4Planet, des masterclass en collaboration avec des étudiants américains de Georgia Tech ou l’organisation de la semaine du développement durable. On dit souvent que une image vaut mille mots. Effectivement, en novembre 2019, dans le cadre du festival du film « Cinématerre », l’IEE a organisé la projection de plusieurs films et courts métrages primés à l’international, au KLUB, cinéma messin.

J’ai pu vivre des expériences très enrichissantes et surtout rencontrer des experts dans les domaines possible et inimaginable… j’en ressort grandis et épanouie. – Hannane Djafri-Hundsinger –

QUEL AVENIR POUR NOTRE JEUNE ÉTUDIANTE ?

« Pour le moment des ambitions politiques ne font pas parti de mes objectifs à court terme ». Effectivement, dans le cadre de son service civique, Hannane Djafri-Hundsinger, a pour objectif d’intégrer un master dans le domaine du marketing et de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE), en alternance avec l’IEE. « Mon but est d’être encore plus impliquée et de faire en sorte de continuer à organiser des événements, qui je l’espère, réunirions de plus en plus de monde ».

2019

04 décembre 2019 : La Semaine

Source : La Semaine

Marie-Anne Isler-Béguin, sa vie est un film

Fille de paysans, Marie-Anne Isler-Béguin a milité en faveur de l’écologie toute sa vie, bien avant que ce thème ne devienne à la mode. Ce n’est pas le seul fait d’armes de son existence, aussi riche qu’une œuvre de fiction : elle a aussi été la plus jeune vice-présidente du Parlement européen à 35 ans et s’est retrouvée en tant que députée européenne dans une Géorgie envahie par les Russes. À Metz, l’élue locale a co-initié l’an dernier le festival de films écolo CinéMaTerre, qui a achevé sa seconde édition avec succès le 24 novembre dernier.

Son nom est plein de traits d’union. Un peu comme sa vie, où l’écologie forme un pont desservant toutes ses orientations : professionnelle, politique et personnelle. Marie-Anne Isler-Béguin est depuis 2014 vice-présidente de Metz métropole en charge de la mobilité et des déplacements, mais son goût pour l’évasion et l’école buissonnière ne l’a jamais immobilisée longtemps à un même endroit. Elle prendra sa retraite politique d’élue verte l’année prochaine à 62 ans (ce qu’elle avait déjà affirmé en 2009), mais continuera d’organiser le festival de films écolo CinéMaTerre, dont la seconde édition s’est ponctuée le 24 novembre sur un sacré succès populaire et un « franchissement de cap » évident.

« S’il y a une chose dont je suis absolument fière, en dehors de mes deux filles, c’est de ne pas m’être trompée de combat », souffle Marie-Anne Isler-Béguin, dans un soulagement solaire. Ça ressemble à la tirade d’un film, mais c’est celui de sa vie : le réchauffement climatique et le désastre environnemental liés au mode de vie des sociétés occidentales tracassent davantage de citoyens chaque jour, un constat que la native de Boulay crie sur tous les toits depuis quarante ans avec « ses copains ».

« Engagés tout court »

Les grandes lignes de sa jeunesse posent son goût pour la nature comme un scénario parfait : « Je suis originaire de Guinkirchen, d’une famille de paysans qui pratiquait la polyculture lorraine. Un peu de tout, quoi. Mes parents, et mes grands-parents avant eux, étaient attachés à la terre et respectueux des animaux », se remémore-t-elle, avec un plaisir visible à son ton jovial comme à son regard bienveillant. Dans sa fratrie de six, les vacances se résument aux « activités de la ferme », entre « moissons » et « entretien des vignes »« Pas un travail forcé, parce qu’il était fait dans la joie avec les enfants du village », note la Mosellane.

L’interconnexion entre les habitants l’amène « naturellement » à organiser comme d’autres les animations communales, jusqu’à la propulser présidente du foyer des jeunes à 17 ans. « On n’était pas du tout engagés politiquement, dans ma famille, mais engagés tout court : mon père était pompier, on s’occupait des bals populaires avec d’autres », conte Marie-Anne Isler-Béguin. « Mais la politique reste pour moi un engagement noble : chacun devrait contribuer à la gestion de la cité, tant que ça ne devient pas un métier. Les gens vont dire que je suis gonflée, parce que j’ai fait ça toute ma vie. Mais par intermittence. »

« Atmosphère révolutionnaire »

Comme une héroïne de fiction, Marie-Anne Isler-Béguin affirme dès 18 ans « vouloir être libre, ne dépendre de personne » et travaille comme « pionne » à Metz durant ses études de géographie. C’est le début des années 70. Elle et son entourage dénoncent déjà les dérives de la société de consommation dans leurs copies en récoltant de mauvaises notes, et apprennent à habiller ces idées d’un discours rigoureux en côtoyant le fameux Institut européen d’écologie de Jean-Marie Pelt, alors « en plein boom » façon Cercle des poètes disparus : « C’était une ruche où se croisaient des gens du monde entier, dans une atmosphère révolutionnaire : des profs, des étudiants, des Iraniens en service militaire, et puis le sociologue Roger Klaine, qui a mis des mots sur nos convictions profondes. »

Ses convictions l’amènent, avec son compagnon, à militer très tôt contre la centrale nucléaire de Cattenom (« On a bloqué l’autoroute un jour, en jouant un tour aux renseignements généraux »), à co-fonder l’un des premiers bureaux d’études centrés sur des études d’impact environnemental tout juste devenues obligatoires pour tout projet (« Les paysans étaient contre nous, alors que je venais de leur monde »), ou encore à obtenir du WWF International l’un des premiers programmes de sauvegarde d’une espèce en Lorraine (« le busard cendré »).

Du Parlement européen à la Géorgie

Marie-Anne Isler-Béguin a ramé pour « se dégager un salaire » dans son bureau d’études, créé sous un statut associatif par idéologie anticapitaliste. Elle s’est aussi fait traiter de « gamine » par des responsables publics croisés lors de luttes militantes, avant que ces interlocuteurs ne prennent peu à peu conscience « du sérieux et de l’intérêt » de leurs démarches. Une rigueur qui l’a amenée à créer les Verts de Lorraine et d’être primo-adhérente du parti au niveau national. Si son existence ressemblait jusqu’ici à un film d’action, la suite s’avère encore plus spectaculaire : elle se retrouve en 1991 co-députée européenne des Verts, puis nommée trois jours plus tard vice-présidente du Parlement européen à 35 ans (un record), avant d’être amenée à présider l’une des séances de l’assemblée le lendemain. « Un trac monstrueux, mais un moment magique », se souvient-elle.

Il y en a d’autres : en 1994, alors que le processus d’Oslo est signé pour tenter d’éteindre le conflit israélo-palestinien, elle favorise la venue au Parlement européen de Yasser Araft et Yitzhak Rabin, qui acceptent de poser leur signature côte-à-côte – mais à deux moments différents – sur une même lettre, qui est toujours chez elle. En 2008, la députée européenne file dans une Géorgie qui s’embrase et se retrouve dans une voiture non-blindée au milieu des troupes russes, juste avant leur retrait du pays.

Cinéma du réel

Rencontrer certains des « grands de ce monde » comme la reine d’Angleterre – devant laquelle l’élue européenne n’a enfilé ni gants ni chapeau comme le voulait le protocole – n’a pas empêché Marie-Anne Isler-Béguin de « toujours garder les pieds sur terre ». Après avoir quitté ses mandats en 2009 pour une année sabbatique autour du monde, elle a rempilé pour un dernier en 2014 à Metz, durant lequel elle a entre autres participé au remplacement d’un bus thermique à accordéon circulant au centre-ville, par une navette électrique. « Je vous assure que les élus font de leur mieux ici, en matière d’écologie », confie-t-elle, presque véhémente. « Mais tant que nous n’aurons pas de président écolo au sommet de l’État, ça ne marchera pas. Il faut donc ne rien lâcher et continuer à débattre d’environnement, même si tout le monde en parle maintenant. »

Tout l’enjeu du festival CinéMaTerre, qu’elle chapeaute avec l’association Écrans du monde en tant que présidente de l’Institut européen d’écologie, dont elle a pris les commandes à la suite du décès de Jean-Marie Pelt en 2015. Le regard sur l’écologie a changé, depuis ses actions des années 70. Pas son militantisme forcené : « Nous sommes là pour mettre en lumière ceux qui entendent sensibiliser la population à ces questions, via le cinéma. »

Un cinéma du réel : comme dans la vie de Marie-Anne Isler-Béguin, le trait d’union de tous ces récits, surtout documentaires, est que tout est vrai.

Cinématerre : « On a franchi un cap »

Le festival CinéMaTerre est devenu grand, lors de sa seconde édition. C’est l’avis du président de son jury Klaus Eder, membre de la fédération internationale de la presse cinématographique, et de Marie-Anne Isler-Béguin, co-fondatrice avec l’association Écrans du monde de ce rendez-vous consacré aux « films de tous genres dédiés à la transition écologique et aux relations entre les sociétés humaines et la nature ». Voyez plutôt : Le sentier d’Anaconda (récompensé par le prix Théodore Monod) du Colombien Alessandro Angulo Brandestini a été présenté en avant-première mondiale, 14 réalisateurs se sont déplacés pour l’événement et trois projections ont réussi à remplir la plus grande salle du cinéma Klub.

« Un programme “off” nous a aussi permis de diffuser un film à la prison de Queuleu suivi d’un débat, d’accueillir au cinéma d’anciens détenus et le public de l’AIEM (Association d’information et d’entraide mosellane, ndlr). Cinq youtubeurs connus dans la France entière ont aussi bénéficié d’une soirée dédiée, et des films sur l’environnement réalisés par dix classes messines ont été montrés à 260 enfants », égrène Marie-Anne Isler-Béguin. « On a franchi un cap, et avions vu juste en proposant ce festival, dont chaque séance s’est ponctuée par un échange avec un grand témoin. » De quoi faire de Metz, plus que jamais, un phare de l’écologie.

Le palmarès de CinéMaTerre

• Prix des lycéens, le regard potache : Journal de bovins, de David Darmadi et Lidia Afrilita (Indonésie).

• Prix Théodore Monod : Le sentier d’anaconda, d’Alessandro Angulo Brandestini (Colombie).

• Prix de la culture : La décroissance, du mythe de l’abondance à la simplicité volontaire, de Manu et Luis Picazo Casariego (Espagne).

• Noé-Noah, le trophée sans frontière : Silence, d’Isis Leterrier (France)  et Un lien qui nous élève, d’Olivier Dickinson (France).

• Aquablier de bronze : L’homme renaturé, d’Egil Haskjold Larsen (Norvège).

• Aquablier d’argent : Grand et petit, de Camille Budin (Suisse).

• Prix spécial du jury : Poisson d’or, poisson africain, de Thomas Grand et Moussa Diop
(Sénégal).

• Aquablier d’or : Les enfants des neiges éternelles, de Zara Balfour et Marcus Stephenson (Royaume-Uni).

• Prix Bourse de la biodiversité du Rotary club de Metz : Utopia, à la recherche de l’équilibre, d’Adrien Prenveille et Fanny Rubia (France)

• Bourse du premier film : Quelle est la taille de l’univers ?, de Ksenia Elyan (Russie).

21 novembre 2019 : L'info du jour

Source : Info du jour

Cinématerre, l’écologie sur grand écran

Une trentaine de films seront présentés lors de ce festival, qui se déroule à Metz du 21 au 24 novembre.

Parmi les 90 films proposés à Cinematerre, une vingtaine de courts, moyens et longs métrages sont sélectionnés en compétition.

En novembre 2018, s’était tenu à Metz la première édition d’un festival de cinéma dédié à la transition écologique, MaPlanet(e). « Puisque le public a répondu et qu’on a eu un très bon retour, on continue », assure Marie-Anne Isler-Béguin, Présidente de l’Institut Européen d’Ecologie, fondé à Metz par Jean-Marie Pelt. Changement pour ce festival, le nom, que Canal+ trouvait trop proche de celui de sa chaine Planète+. C’est donc sous l’appellation Cinématerre que se déroulera la seconde édition, du 21 au 24 novembre.

« Il faut parler d’écologie, expliquer la transition par la magie du cinéma de manière ludique, et prendre en considération cette urgence écologique, climatique », confiait l’ancienne députée européenne, lors de la conférence de presse de présentation. « On souhaite que la Ville de Metz porte ce festival, on a quand même accueilli ici le G7 de l’Environnement, mais c’est maintenant un projet transfrontalier, européen. On intègre la dimension européenne et on s’est engagés à aller au-delà de notre public, nous voulons aller vers un public dont les préoccupations premières se sont pas la culture et l’écologie », ajoute Marie-Anne Isler-Béguin.

Parmi les 90 films proposés à Cinematerre, une vingtaine de courts, moyens et longs métrages sélectionnés en compétition, et une dizaine de films présentés en Panorama, seront donc projetés au cinéma messin le Klub. « Certains portent une vision sur la biodiversité et le dérèglement climatique, mais peuvent être quand même légers », dit Catherine Godignon, vice-présidente de l’Institut Européen d’Ecologie et membre du comité de sélection. « Le cinéma reste pour moi un outil extraordinaire de prise de conscience, un outil extrêmement fort et extrêmement puissant », ajoute Jacques Fleurentin, membre du jury et ancien collaborateur de Jean-Marie Pelt.

« La donne écologique fait partie de notre vie quotidienne »

« Aujourd’hui, le cinéma grand-public s’est emparé de l’écologie, nous raconte des histoires et nous propose des solutions. L’écologie prend toute sa place dans nos cœurs et dans nos âmes », constate Michel Noll, président de l’association Ecrans du Monde. Le producteur promet ainsi de « belles découvertes » parmi les films de la programmation. Si l’écologie a souvent été abordée dans des documentaires dramatiques et alarmistes, le temps de la dénonciation laisserait maintenant une place à celui des solutions. « Dorénavant, la donne écologique fait partie de notre vie quotidienne, avec les thèmes abordés que sont l’énergie, les déchets, le climat, nos ressources, la diversité de la faune et de la flore, et des hommes, et le vivre ensemble. L’écologie moderne place l’homme au cœur de la compréhension », estime Michel Noll.

Après une soirée consacrée aux vidéastes et youtubeurs, et la présentation en ouverture de « Sea of shadows » (« Ombres sur la mer ») documentaire de Richard Ladkani, consacré au trafic de « cocaïne de la mer » et coproduit par Leonardo DiCaprio, les festivaliers pourront ainsi découvrir des œuvres aux sujets aussi différents que le coassement des crapauds, l’adaptation des insectes aux pesticides, des vaches indonésiennes qui se nourrissent sur une décharge d’ordures, la montée des eaux qui menacent des îles du Pacifique, des canards thaïlandais « protecteurs du riz », des villageois grecs qui font pousser leurs tomates bio avec l’aide de Wagner, les derniers chasseurs de glace, la consommation de viande animale, la décroissance, la pêche industrielle, un projet d’immense barrage au Brésil, le dernier rhinocéros blanc, le greenwashing, la destruction de la forêt amazonienne, les bienfaits de l’homéopathie, le recyclage du plastique, la colonisation spatiale, Tchernobyl, les loups…

Les organisateurs de Cinématerre souhaitant notamment s’adresser à la jeunesse, particulièrement sensible à l’environnement, l’entrée du festival est gratuite pour les moins de 25 ans, et afin de soutenir de jeunes talents, une Bourse du premier film sera décernée à un jeune réalisateur.

Patrick TARDIT

Cinématerre, du 21 au 24 novembre, cinéma Klub à Metz.

19 novembre 2019 : Le Républicain Lorrain

Source : Républicain Lorrain

« L’écologie est une référence comme le cinéma »

L’institut européen d’Écologie de Metz organise, du 21 au 24 novembre, la 2e  édition de CinémaTerre, le festival international du film écologique. Un événement grand public pour découvrir toute la palette du 7e  art dédié à l’environnement sous toutes ses formes. Vingt films sont en compétition.

L’écologie est partout. Climat, biodiversité, nature, faune, flore : les défis environnementaux de notre planète sont nombreux. Et la prise de conscience sociétale grandit. « L’écologie n’est plus celle des années 1960, réservée à certains. Aujourd’hui, c’est une référence, pour tout le monde. Comme le cinéma. L’heure est propice à la rencontre entre le cinéma, l’écologie et le grand public », explique Michel Noll, cofondateur du festival CinemaTerre, qui se tiendra du 21 au 24 novembre, au cinéma Klub de Metz. Une trentaine de longs et courts-métrages, films documentaires ou de fiction seront projetés. Pour informer, toucher, sensibiliser, dénoncer.

Le regard de tous les continents

Le festival CinémaTerre, lancé en 2018 sous le nom du festival MaPlanet(e), est un hommage au travail réalisé pendant des décennies par le pape de l’écologie moderne, Jean-Marie Pelt. « Nous étions en train de préparer un long-métrage documentaire au moment de son décès. Nous étions conscients que la magie du cinéma apporterait une dimension supplémentaire à son ouvrage « L’Homme Renaturé », explique Michel Noll, son producteur, cofondateur du festival.

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Pour poursuivre son œuvre, l’institut européen d’écologie, avec l’association Écrans des mondes, a créé un grand festival international du film écologique à Metz. Pour devenir la référence de ce 7e  art engagé, social et sociétal. Car la sélection de film traverse les continents, les thématiques, les points de vues et témoignages. « La société et donc le cinéma connaissent une prise en compte globale de cette nouvelle donne. Et il était temps puisque nous sommes en train de détruire la planète. »

Les pépites du nouveau cinéma engagé

Le grand public pourra découvrir une sélection de films, plébiscités pour leur engagement dans deux catégories. Vingt films (courts, moyens, longs métrages) concourent, dans la sélection officielle pour recevoir L’Aquablier d’or, d’argent et de bronze. Durant tout le festival, le jury présidé par Klaus Eder, critique de cinéma et secrétaire général de la fédération internationale des critiques de cinéma (FIPRESCI) ira rechercher, avec une diversité de regards, les pépites du nouveau cinéma engagé. La majorité des réalisateurs retenus sont étrangers. Ils viendront notamment d’Indonésie, de Russie ou encore du Canada. Toutes les projections seront suivies de débats en présence d’un membre de l’équipe de réalisation et d’un expert de la thématique abordée. Hors compétition, des films « formidables, récents, qui ont été vus dans les plus festivals sur la planète » permettront de découvrir une palette encore plus large. Avec entre autres « Silas », produit par Leonardo Di Caprio.

Vingt films seront projetés dans le cadre de la sélection officielle. Photo DR /Images « L’Homme Renaturé »

Festival CinémaTerre Deuxième édition

Le festival CinémaTerre se tiendra au cinéma Klub de Metz du 21 au 24 novembre. La sélection officielle présentera vingt films dont douze films étrangers (Indonésie, USA-Bulgarie, Suisse, Thaïlande, Grèce, Russie, Slovénie…) traitant des diverses thématiques de l’urgence écologique, parfois sur des modes légers malgré la gravité du sujet. Jeudi, une soirée spéciale Vidéastes-Youtubeurs, avec des conférences débutera à 19 h 30 (ouverte au public). Vendredi dans la journée, les classes de primaires participeront au festival. La soirée d’ouverture se tiendra à 19 h. Les projections grand public débuteront samedi de 9 h à 22 h avec des films en compétition et de la sélection panorama. Elles se poursuivront dimanche de 9 h à 18 h. La cérémonie de remise des prix se tiendra à 18 h et se terminera avec la projection de l’Aquablier d’Or, à 20 h. Le jury ira, en début de semaine, à la rencontre des lycéens messins et des prisonniers du centre pénitentiaire de Metz-Queuleu. Une avant-première se tiendra au Luxembourg, mercredi. Jeudi Klaus Eder animera une master class pour les étudiants.

17 septembre 2019 : L'info du jour

Source : Info du jour

Fête de l’écologie à Metz : comprendre la nature en s’amusant

La Fête de l’écologie aura lieu samedi 21 septembre de 10h à 18h au Cloître des Récollets, à Metz, dans une ambiance festive et familiale.
Organisée par la fédération lorraine d’associations de protection de la nature et de l’environnement, MIRABEL-LNE, en collaboration avec la Ville de Metz, la 7ème édition de la Fête de l’écologie sera l’occasion de rencontrer près d’une soixantaine d’exposants, participer aux ateliers zéro déchet ou encore assister à des conférences, le tout dans une ambiance familiale et festive. Inauguration à 10h en présence de Dominique Gros, Maire de Metz.
Toute la journée, au sein d’un village associatif, de nombreuses structures proposeront aux visiteurs des moyens ludiques et pédagogiques pour aborder les enjeux relatifs à la protection de l’environnement, à la découverte de la nature ou aux modes de production alternatifs.

Les animations

Des animations seront proposées en continu de 10h à 18h pour les petits et les grands.
Animations autour de l’eau avec CPN Les Coquelicots, sur les traces des mammifères avec le Groupe d’étude et de protection des mammifères de Lorraine (GEML), sur les consom’actions et simulations de supermarché avec Welfarm, autour du zéro déchet avec Zéro déchet Metz, sur la biodiversité avec Les p’tits débrouillards, sur les espèces protégées et la forêt avec l’association Hêtre vit vent, animations nature avec le Groupement d’étude et de conservation de la nature en Lorraine (GECNAL) du Pays de Nied, animations environnement avec Motris, sur les plantes sauvages comestibles avec les associations Délicieux sortilège et Le goût des herbes folles, autour des 5 sens avec Torcol, ou encore animations autour du compost avec les Incroyables comestibles et Oppidum.
Mais aussi, de 14h à 18h, des maquillages nature-animaux pour les enfants avec Violette sucrée, et des projections de courts métrages autour de l’environnement dans un cinéma ambulant et cosy avec Les Courtisans !

Les ateliers

De nombreux ateliers seront proposés en continu tout au long de la journée, de 10h à 18h.
Atelier éponge Tawashi avec Graoulab, confection de produits ménagers avec Chrysalide, confection de cosmétiques avec Homemade cosmétique, recyclage de tshirts avec Saïkna, jardinage pour enfants avec Mirabel LNE, musique, coin lecture, Kapla… avec la Chaouée, sensibilisation aux goûts et aux origines des produits avec le Café fauve, ou encore atelier de massages ayurvédiques et cosmétiques naturels avec Jessica Lang.

Les conférences

13h30 – L’isolation à 1 € avec le Pays Messin.
14h – Les déchets nucléaires avec l’association Sortons du nucléaire 15h – Le gaz de couches avec APEL 57.
16h – Le retour du loup et l’élevage avec Meuse nature environnement (MNE).
17h – Échanges avec Motris sur les idées, les solutions et les actions pour répondre aux défis environnementaux.

Un marché local et solidaire

Décoration, produits locaux, accessoires zéro déchet, textiles, épicerie…, le public aura l’occasion de faire des achats responsables au marché local et solidaire : Movement France, Day by day, les Ruchers de la reine, Des potions et des bulles, Garden tea shop, Les simone, English style, Saïkna, Domaine la Joyeuse, Artisans du monde, Les rec’arts solidaires…

Des stands d’information

Divers stands permettront par ailleurs d’informer le public :
fédération Nature et progrès, les Amis de la terre, l’Institut européen d’écologie, la voix de l’arbre, Loreen, Floraine, Gaia, Alec, Air Vigilance, Metz à vélo, Société d’histoire naturelle de Moselle, Stop Knauf Illange, Maec, Greenpeace, la Ville de Metz…

La Ville de Metz proposera particulièrement un stand sur le budget participatif éco-citoyen. La Fête de l’écologie lance, en effet, la 4ème phase de cette vaste participation citoyenne. À partir du 21 septembre, les Messins pourront donner leur avis sur leurs idées favorites et les partager sur les réseaux sociaux : metz.fr/jeparticipe.

Musique et restauration

Pour que la fête soit complète, des foodtrucks et une buvette accueilleront les visiteurs tout au long de la journée, le tout en musique avec la fanfare OGM et à 14h30, avec la chorale Bayembi.

21 juin 2019 : Le Républicain Lorrain

Source : Républicain Lorrain

Marie-Anne Isler Beguin : « Il nous a dit de faire au mieux »

Les archives transférées dans l’escarcelle municipale rassemblent tout ce qui a été écrit et enseigné au sein de l’IEE, ainsi que les documents achetés par l’institut, comme les livres de Jean-Marie Pelt et ses collègues universitaires.

C’était un souhait de Jean-Marie Pelt d’offrir tous ces documents aux archives municipales ?

Marie-Anne Isler-Beguin, présidente de l’Institut d’écologie européen  : « Nous n’avons pas d’écrits de Jean-Marie Pelt dans ce sens, juste ses affirmations. Un jour, alors que nous discutions à l’issue d’une conférence, nous lui demandions quels étaient ses souhaits au sujet de tous ces documents. Il avait répondu : “Faites au mieux”. Je fais partie des rares personnes, ici, à détenir le diplôme aujourd’hui disparu et je peux vous dire que cet homme et ses enseignements m’ont ouvert au monde et m’ont appris à le décortiquer. Un enseignement indispensable à chacun »

On a beaucoup dénoncé un IEE sans activité, mort en même temps que son fondateur. Vous affirmez aujourd’hui le contraire…

« Nous nous sommes tous engagés un jour à faire en sorte que tout ce travail ne finisse pas dans l’oubli, nous tenons parole. Nous n’avons évidemment pas le charisme de Jean-Marie Pelt, son savoir, nous n’avons pas non plus l’argent pour payer des enseignants ou des conférenciers mais l’Institut est dans la création et cela va continuer. Avec la première édition, l’an passé, du festival Cinématerre, nous avons connu un vrai succès. Nous avons également l’intention de devenir un référent pour les objectifs du développement durables fixés par l’ONU. Avec la création de ce diplôme à venir, tout est possible »

21 juin 2019 : Le Républicain Lorrain

Source : Républicain Lorrain

Un diplôme de l’Institut d’écologie, vous y avez pensé ?

L’Institut européen d’écologie, en léthargie totale depuis la mort de l’un de ses principaux pionniers et fondateurs, le pharmacien-biologiste-botaniste Jean-Marie-Pelt, pourrait connaître une renaissance imminente avec la création d’un diplôme universitaire. Comme il y a plus de trente ans !

C’était jour de transfert de précieux documents, ce jeudi 20 juin, du côté des archives municipales de Metz ! Pas deux-trois bricoles, non… La bagatelle de 450 cartons avec à l’intérieur des comptes rendus de conférences, des thèses, des chartes, des notes, des échanges de correspondances, des états généraux mais aussi des objets du siècle dernier comme des cassettes audio, vidéo, des diapositives. Soit autant de trésors pour qui s’intéresse de près à la chose environnementale en général et à une partie des travaux des fondateurs de l’Institut européen d’écologie, Jean-Marie-Pelt, en particulier. « Il y a eu un travail énorme de tri de toutes ces archives mais les caves sont encore pleines », racontent de concert Armand Bemer et Patrice Costa, tous deux membres du conseil d’administration de l’IEE, créé en 1972 par le pharmacien et écologue et botaniste et biologiste et élu messin décédé en 2015 à l’âge de 82 ans.

Un diplôme comme avant

L’occasion rêvée d’évoquer l’avenir de cet institut, en sommeil depuis la disparition de l’un de ses principaux pionniers. « Nous travaillons sur trois piliers essentiels, éclaire l’écologiste et présidente de l’IEE, Marie-Anne Isler-Beguin. Il y a la reconduction de notre festival Cinématerre, la volonté de faire entrer de la jeunesse au sein du conseil d’administration mais surtout, de lancer un projet de diplôme, en partenariat avec l’université de Lorraine. » L’idée n’est pas saugrenue puisqu’à ses débuts, en 1972, l’institut organisait, avec l’université messine, des cours d’écologie générale sanctionnés par un diplôme. Des querelles en interne ont signé sa disparition mais l’idée est toujours là, imminente.

Pas dans 20 ans mais à la prochaine rentrée !

La présidente de poursuivre : « Il faut faire vivre tout cela. Il faut que les générations à venir sachent tout le travail effectué par Jean-Marie Pelt ou encore Roger Klaine. Il est aujourd’hui indispensable que chaque étudiant qui passe à l’université de Lorraine dispose d’un cursus avec quatre à cinq heures d’écologie, quoi qu’il fasse. Et ce n’est pas pour dans vingt ans comme pour la fermeture des centrales nucléaires ! » Voilà qui est envoyé. Les discussions, menées avec l’université vont bon train et portent sur un projet mené à terme pour la prochaine rentrée. Demain quoi !

02 mai 2019 : Le Républicain Lorrain

Source : Républicain Lorrain

Dans les pas enthousiasmants de Jean-Marie Pelt

Comment survivre après le décès du fondateur ? À Metz, l’Institut européen d’écologie, c’était Jean-Marie Pelt, et Jean-Marie Pelt, c’était l’Institut. Après sa mort, le bateau a tangué, indécis. Il a fallu le remplir d’une nouvelle équipe, d’une nouvelle âme. Pour défricher de nouveaux horizons.

Bonjour, c’est Jean-Marie Pelt, vous allez bien ? . Cela se passait toujours comme .a, avec le pharmacien botaniste érudit humaniste vulgarisateur. Il donnait un petit coup de fil pour rappeler que le cycle de conférence se organisé par son Institut allait bientôt d.marrer, alors si on pouvait l’annoncer dans nos colonnes, .a serait gentil, merci. Pendant des ann.es, entre 2009 et 2015, année de son d.c.s, ce cycle .tait la grande affaire de l’Institut. Et, disons-le, son activité la plus voyante. Pelt ouvrait son carnet d’adresses. Grace à lui, les Messins ont pu entendre le psy Boris Cyrulnik et le climatologue Jean Jouzel, l’avocate Corinne Lepage et le défenseur des oiseaux Allain Bougrain-Dubourg. Nicolas Hulot, h.las, est rest. insaisissable. Le cycle des conférences s’achevait toujours par une causerie de Jean-Marie Pelt, parce que c’est ce qu’il aimait par-dessus tout : le récit, le contact avec le public.

L’Institut européen d’écologie, ces dernières années, c’était lui. La période précédente, celle de la fondation avec son complice Roger Klaine, avec les cours et les étudiants, était close. L’IEE n’était plus un laboratoire, mais un vecteur de savoir, d’alerte, de transmission. Encore aujourd’hui, il est difficile de mesurer l’aura du bonhomme, l’influence de son institut auprès du grand public. Une chose est sûre : il a semé des graines et Metz a voulu lui en être reconnaissante. Jean-Marie Pelt a désormais un parc à Metz, un musée naturel à Ogy-Montoy-Flanville, un jardin et des tout récents ateliers à Montigny- lès-Metz. Son empreinte est là. Au fond, de ses histoires de plantes, de reproductions, d’espèces, de biotopes, de coopération, il n’est pas sûr que tout le monde ait retenu les détails. Ce qui prévaut, c’est l’esprit. Cette attention à tous, cette certitude aussi que la Nature allait être capable de survivre à l’Homme, et pas l’inverse. Le flou de l’après Le problème de l’esprit, c’est qu’à la mort de Jean-Marie Pelt, ce qui paraissait solide s’est révélé gazeux. L’IEE, quel avenir ? L’humaniste chrétien avait entretenu le flou sur son avenir, peut-être par volonté jusqu’au bout de rester maître du jeu. Toujours est-il que Metz, alors que les héritiers du savant se déchiraient, s’est retrouvée avec des locaux, des archives, une aura à entretenir, un devoir de mémoire et pas de fil conducteur. Mais une certitude : il n’était pas question de faire de l’Institut un musée, au moment où l’écologie s’était imposée à tous. D’où une nouvelle vie démarrée depuis l’an dernier. Une vie qui ne passe plus par le téléphone, mais par les films, les réseaux et les jeunes…

Un festival de cinéma pour diffuser les bonnes pratiques

Marie-Anne Isler-Béguin a fait deux constats au moment de reprendre l’Institut européen d’écologie. D’abord, le temps des fondateurs, des livres de vulgarisation était révolu. Comme la nouvelle présidente le reconnaît ellemême, aujourd’hui, le message écolo est passé, la question du dérèglement ne se pose plus. Après vingt ans de mise en garde, l’alerte est donnée, c’est bon. Maintenant, il est devenu nécessaire de passer du pourquoi au comment. De diffuser les bonnes pratiques, de faire savoir. Le second constat de l’élue de Metz-Métropole est dans la même veine : l’avenir, ce sont les jeunes. Elle a remisé les conférences et le savoir vertical et cherché la meilleure manière de toucher un maximum de gens. D’où le recours à l’image, au film. Ainsi est né, l’an dernier, le Festival MaPlanète. Il a attiré 3 000 spectateurs en un week-end. Un succès. Pour le cru 2019, le festival durera quatre jours, des 21 au 24 novembre. Il donnera cinq prix, les Aquabliers. « Ce festival permet d’engranger des adhésions à l’Institut, il faut faire en sorte que les Récollets deviennent un haut lieu de la transition écologique », espère-t-elle. La demande est là.

2018

05 novembre 2018 : Direct FM

Source : Direct FM

MA PLANET(E) FILM INTERNATIONAL FESTIVAL À METZ

28 octobre 2018 : Le Républicain Lorrain

Source : Républicain Lorrain

Metz : qui pour sauver l’Institut européen d’écologie de Jean-Marie Pelt ?

Créé par le pharmacien, biologiste, botaniste et écologue Jean-Marie Pelt en 1971, l’Institut européen d’écologie (IEE) aurait-il perdu son âme et son intérêt en même que son père fondateur ?

Jeudi, le conseil municipal de Metz a dérivé sur la question du legs de Jean-Marie Pelt, figure messine de l’écologie, l’opposition reprochant à la majorité de délaisser son Institut européen d’écologie (IEE) censée servir de laboratoire à idées en matière d’écologie et, particulièrement, d’écologie urbaine.

À présent présidé par la conseillère municipale verte Marie-Anne Isler-Beguin, l’IEE dérive sans cap, selon l’élu LR Jérémy Aldrin : « Il faut dire les choses… Aujourd’hui, ce n’est pas simple de redonner un sens à cet Institut depuis la disparition de son président emblématique. C’est un Institut dont on ne voit plus vraiment la finalité. Pour redynamiser ce lieu, il faudrait renoncer à vendre le 5, rue des Murs (ancien CNFPT situé derrière l’IEE) et en faire un endroit majeur, vitrine du développement durable. »

« Formidable instrument »

« Aujourd’hui, on ne se sert pas suffisamment de ce formidable instrument que nous avons à Metz, a renchéri Marie-Anne Isler-Beguin. On a hérité d’une richesse immatérielle. On doit retrouver un projet ensemble pour cet Institut. Mais sans moyen financier, on n’y arrivera pas. Merci aussi à ceux qui pensent qu’il ne faut pas vendre le 5, rue des Murs… »

« École de pensée »

« J’ai le sentiment que Metz est en retrait par rapport à ce qu’elle était, a ajouté Patrick Thil (LR). L’IEE devrait refonder une école de la pensée, une école positive. L’IEE serait un parfait écrin pour ça. »

Emmanuel Lebeau, conseiller municipal DVD : « Metz a été le berceau de l’écologie urbaine et, aujourd’hui, on l’oublie. La preuve, la subvention municipale est passée de 79 000 € à 25 000 €. Voilà, tout est dit sur vos intentions. »

« Des conférences avec des gens qui étaient invités moyennant finances… »

« C’était ça, la facture… »

Riposte sèche à cette incrimination de Dominique Gros, maire de Metz : « Un mot sur l’IEE… Ça faisait très longtemps qu’il n’y avait plus que des conférences avec des gens qui étaient invités moyennant finances, moyennant beaucoup de finances… C’était des gens très importants. Et il n’y avait plus d’autres activités depuis des décennies. Si vous voulez, on ressort tout parce qu’il n’y avait plus rien. Et, surtout, on ressort les administrateurs qui auraient beaucoup à dire. Donc, là, on est en train de redémarrer avec Marie-Anne Isler-Beguin, avec des bases différentes, effectivement. Il y avait un grand homme très, très médiatique, très spectaculaire, qui avait des amis dans le monde entier et qui les faisait venir ici. C’était ça, la facture… C’était LA facture ! L’immeuble lui-même était peu utilisé, un peu par les associations des amis de Monsieur Darbois (adjoint à l’environnement de la municipalité) et de Madame Isler-Beguin qui font vivre l’espace. Je me garderais d’insulter l’avenir, parce qu’il n’y a pas, à ce jour, d’héritage réel. » Ni durable, même en matière d’écologie.

2017

16 novembre 2017 : Factuel

Source : Factuel

Un engagement précurseur en faveur de l’écologie

Issue du monde paysan, Marie-Anne a vécu les opérations de remembrements des terres agricoles produisant de « véritables traumatismes sociaux et environnementaux tels que des entre déchirements familiaux, la dégradation de la biodiversité et des sols ». De cette douloureuse expérience est née en Marie-Anne son engagement pour l’écologie : « éveiller les consciences, c’est toute ma vie, c’est ma voie ». Ainsi, diplômée en géographie de l’Université de Metz et de l’IEE en écologie urbaine,  cette femme volontaire a développé son propre métier avec la création du premier bureau d’étude en environnement, ECOLOR, aux statuts associatifs. Grâce au déploiement de compétences en ingénierie écologique, il s’agissait, via des études  d’impact sur l’environnement, d’accompagner les aménagements pour que l’on s’appuie sur les atouts de l’environnement ; « c’était par exemple, convaincre des agriculteurs qui travaillaient avec la nature mais qui, en même temps, en étaient  déconnectés. Nous étions dans la co-construction de projets ».

De ses multiples engagements associatifs et par « ces hasards que sont les rencontres de la vie », Marie-Anne s’est lancée dans la bataille politique en devenant cofondatrice des Verts Lorraine, puis élue au Parlement Européen en 1989. L’un des  moments forts de ses quinze années d‘action à Bruxelles est l’adoption de la directive habitat de 1991 pour la préservation des espaces naturels sensibles. Un autre est la réglementation REACH qui condense en un seul texte une cinquantaine de  règlementations européennes préexistantes, mettant en place le principe de précaution et actant le retrait les molécules les plus dangereuses pour la santé humaine et l’environnement. En charge du programme européen LIFE +, Marie Anne Isler  Béguin s’est battue pour que la lutte en faveur de l’environnement dispose des moyens financiers nécessaires.

Cette femme politique voit en l’écologie un combat pour la paix car « les conflits d’aujourd’hui ont débuté par des problèmes d’accès  aux ressources, aux matières premières ». Que ce soit en Géorgie avec 500 000 citoyens rassemblés devant l’Assemblée Nationale contestant l’invasion des chars russes, ou dans un camp de réfugiés en ex-Yougoslavie, Marie-Anne a assumé «  notre responsabilité », celle d’agir parce que nous savons où nous mènent les conflits latents ou la dégradation de notre biodiversité. Depuis le sommet de la Terre en 1992 et le rapport de Brundtland, le développement durable est acté, « nos  manières de vivre et de consommer ont des impacts sur la planète mais il a quand même fallu vingt-cinq ans pour convaincre les décideurs. C’est une bataille permanente face aux lobbies de l’aménagement. ». Travailler au Parlement Européen,  c’est être en relation avec le monde entier et c’est aussi être précurseur.

Pour Marie Anne Isler Béguin, cette conscience au monde a été éveillée par Roger Klaine, notamment par cette pédagogie consistant à faire réfléchir ses étudiants de l’IEE sur les conséquences de leurs actions, révélant ainsi tout le sens du mot  responsabilité. Transmettre cette vision et diffuser les valeurs de cet institut sont le coeur de son mandat de présidente de l’IEE pour faire face aux nouveaux défis sociétaux avec l’Université de Lorraine comme partenaire.

Focus réalisé par Émilie GUTHLEBER, référente‑filière « Environnement » à la Direction des Partenariats

2016

14 Novembre 2016 : Metz Mag

Une nouvelle génération aux Récollets

L’Institut européen d’écologie est indissociable des Récollets et de la figure de Jean-Marie Pelt. Un nouvel élan est aujourd’hui donné avec une association renouvelée qui souhaite réunir les acteurs de la transition énergétique.

Article paru dans Metz Mag #73 de novembre-décembre 2016

Créé dans les années 70 avec Jean-Marie Pelt à sa tête, l’Institut européen d’écologie (IEE) fut installé dans le Cloître restauré des Récollets à Metz pour devenir un haut lieu de la pensée écologique. Avec Roger Klaine, Jean-Marie Pelt mettra au jour le concept d’écologie urbaine.

Les Récollets, haut lieu pour l’écologie

Depuis l’été dernier, la présidence de l’association est assurée par Marie-Anne Isler-Beguin, qui a repris le flambeau en se fixant un objectif : affirmer plus encore la place des Récollets en tant que haut lieu pour l’écologie et le développement durable au niveau euro-régional et international. « Nous souhaitons appeler le plus grand nombre, et notamment les jeunes, à nous rejoindre et à devenir les acteurs de la transition énergétique écologique et sociétale » explique Marie-Anne Isler-Beguin. Elle sera épaulée par une présidente d’honneur de renom : l’écologiste et écrivaine indienne Vandana Shiva.

Imaginer la ville de demain

Pour y parvenir, une grande soirée, réunissant plus de 600 personnes, a été organisée le 20 octobre à l’Arsenal afin de présenter le nouveau projet de l’IEE et des initiatives originales et novatrices en matière de développement durable. « Les Récollets devront être ce lieu où les talents convergeront pour imaginer la ville de demain » poursuit la présidente, conseillère municipale.

Se former et sensibiliser

« Nous souhaitons renouer avec la formation, en lien direct avec l’Université de Lorraine. Nous sollicitons les entreprises du territoire pour proposer de la formation à l’écologie ; nous souhaitons aussi sensibiliser les écoles. » Pour cela, l’IEE compte utiliser le numérique. « Il nous faut nous servir du numérique pour organiser des modules de connaissances, à visionner sur internet où nous pourrons parler des bonnes pratiques en matière environnementale », complète Marie-Anne Isler-Beguin.

Tous en réseau

L’IEE a proposé au Centre Jean-Marie Pelt de s’installer aux Récollets pour rassembler notamment les archives de Jean-Marie Pelt. L’ensemble de ses œuvres seront ainsi consultables par les chercheurs et le grand public.  La fondation UEM s’est également vue offrir une meilleure visibilité pour permettre le développement de partenariats privilégiés sur des projets de développement durable.

« Il nous faut enfin nous mettre tous en réseau afin de partager nos connaissances et ainsi nous enrichir mutuellement », conclut la présidente.

« Permettre notre continuité »

Jean-Marie Pelt, dans Le monde a-t-il un sens ? (ouvrage paru en 2014) : « La terre constitue le patrimoine commun à toute humanité et exigera l’alliance de nos volontés et compétences pour permettre notre continuité. Ce ne sont pas les moyens matériels qui font défaut pour atteindre cet objectif, mais bien notre capacité à incarner la bienveillance, le partage et la solidarité dans les relations libérées de la peur. »